Jeudi 8 août 2013, action au ministère de la Santé, Paris

Publié le par La Maison de Vigilance

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Après plus de deux heures d’occupation du sas d’entrée du ministère, nous obtenons qu’une délégation soit reçue afin d’exposer notre préoccupation quant aux conséquences humanitaires catastrophiques d’une frappe nucléaire sur une grande ville française. Mais ce ne sera pas avec le chef de cabinet de Madame Touraine, qui estime que notre manière de demander une entrevue n’est pas conforme au protocole et refuse donc de nous parler.

Deux militantes sont choisies par le groupe et vont donc rencontrer M. Philippe Bourrier et Mme Florence Allot, responsables du département des secours d’urgence, dépendant de la Direction générale de la Santé.

Ils nous présentent les missions de leurs services, à savoir élaborer des programmes d’interventions et prévoir des dispositifs de secours d’urgence pour la population en cas de catastrophes exceptionnelles provoquant de sérieux dégâts matériels et un afflux de victimes.

C’est donc le cas d’une frappe nucléaire sur une grande agglomération !

Nous leur détaillons les conséquences et leur remettons le livret d’information diffusé par ICAN.

Puis nous leur posons cette question précise :

 

Un plan de secours d’urgence est-il prévu en France pour secourir les victimes d’une frappe nucléaire ?

Puisque nos gouvernants envisagent le recours aux armes nucléaires pour « protéger les intérêts vitaux de la nation », faisant ainsi de leur peuple la cible d’une frappe en retour ou en premier ou accidentelle, ont-ils au moins prévu de protéger les intérêts vitaux des milliers de victimes civiles innocentes ?

 

La réponse de Madame Allot est nette : «  Aucun État n’est préparé à ça »

 

Celle de Monsieur Bourrier également :  « On ne peut pas dimensionner les moyens face à une telle catastrophe, ça dépasse les capacités. »

 

Leurs services travaillent sur des scénarios comme des catastrophes naturelles, des attentats, des accidents industriels et même nucléaires, mais jamais le ministère de la Santé n’a envisagé de travailler sur l’hypothèse d’une frappe nucléaire tellement c’est impensable.

 

Nous leur disons que ce sont exactement les conclusions de la conférence internationale sur les conséquences humanitaires catastrophiques qui s’est tenue à Oslo en mars dernier. 130 Etats y participaient mais pas la France. Il faut croire que le sujet n’intéresse pas nos gouvernants ou alors ils pensent n’avoir rien à apprendre…

Une seconde conférence aura lieu en février 2014 à Mexico. Nous demandons que des représentants du ministère de la Santé y participent.

Nos interlocuteurs promettent de faire remonter cette demande et le contenu de l’entretien jusqu’à Madame la Ministre.

Nous remercions Mme Allot et Mr Bourrier de leur écoute et de leurs réponses claires et nous comptons bien solliciter directement Madame la Ministre.

 

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Pour en savoir plus :

Communiqué de presse de la Croix-Rouge internationale sur la conférence d’Oslo :

http://www.cicr.org/fre/resources/documents/news-release/2013/02-28-nuclear-weapons-oslo.htm

 

Simulation des conséquences d’une frappe nucléaire n’importe où dans le monde, par Alex Wellerstein, spécialiste du nucléaire : http://nuclearsecrecy.com/nukemap/